Milly la Forêt

Milly-la-Forêt

Milly la Forêt

Milly-la-Forêt est située dans la vallée de l'Ecole, à une cinquantaine de km au sud de Paris.
C’est un pôle touristique important du département, et la capitale des plantes aromatiques, et médicinales.

HISTOIRE

Village gaulois dès 285 av. J-C, lieu de naissance de saint Wulfran vers l’an 640, le domaine fut ensuite offert aux seigneurs méritants par les rois de France.
Ruiné par les Anglais au XIVe siècle, il fut rebâti et fortifié par Louis Malet de Graville au XVe siècle.
Dotée d’une des plus importantes foires franciliennes, grand centre agricole et commerçant car sur le passage de la route de Lyon jusqu’au XVIIIe siècle, la ville perdit peu à peu de son intérêt à mesure que les axes routiers et ferroviaires s’en écartaient.
Elle devint alors dès le milieu du XXe siècle un lieu de villégiature pour les Parisiens et les artistes, dont Jean Cocteau et Christian Dior, entre autres.

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LE PATRIMOINE

La Halle

En 1479, par une grâce spéciale de Louis XI, l’Amiral de Graville, seigneur de Milly, obtient le droit de bâtir la halle et d’y tenir 3 foires par an, ainsi qu’un marché chaque semaine.
Une grande activité commerciale régnait à cette époque sur Milly.
La Halle exposée nord-sud, longue de 46 m, large de 16 m et haute de 13 m, couvre une surface totale de 730 m².
48 piliers de chêne, reposant sur des socles de pierre taillés en « dé », supportent une charpente typique de l’Ile de France à cette époque.
Cette charpente présente au nord (côté rue Langlois) une ferme en forme de pignon, et au sud une ferme en forme de pavillon.
La Halle est classée Monument Historique depuis 1923.

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L'Eglise Notre-Dame de l’Assomption

Fondée au XIe siècle, ancienne chapelle du château, elle est reconstruite vers 1485 sur les ordres de l’amiral de Graville dans le style gothique des XIIIe et XIVe siècles.
Le clocher, haut de 57 mètres, date du XIe siècle dans sa partie basse et des XIIe et XIIIe siècles dans sa partie haute. L’arche du portail principal de style roman primitif proviendrait d’une ancienne église de Milly (Saint-Pierre ou Saint-Jacques). Sur le côté est du clocher – côté place Grammont -, les armes de l’Amiral de Graville sont encore visibles.
De nombreuses œuvres d’art sacré se trouvent à l’intérieur de l’église. L’église fut inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques en 1926.

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Le Domaine de la Bonde

Le château et son parc sont inscrits depuis 1946 sur l’inventaire des sites. Cet ensemble, complété par la maison de Jean Cocteau et l’église, a été inscrit en 1972 à l’inventaire des sites pittoresques.
Dans cet ensemble, vous trouverez le vieux lavoir de la Bonde remis en état en 1964. Celui-ci était à l’origine destiné à la « petite lessive » pratiquée une à deux fois par mois.
Séparé du lavoir par « le pont de la Corne » (reconstruit en 1859), l’abreuvoir à 3 pentes au fond pavé joua un rôle considérable jusqu’en 1930, les nombreux animaux domestiques s’y désaltérant quotidiennement.
Au-delà du pont de pierre qui remplace l’ancien pont-levis, le château de Milly, dont certaines parties datent du XIIIème siècle, a été reconstruit et agrandi vers 1475 par l’Amiral de Graville.
Il présente une belle façade avec ses deux tours rondes crénelées.

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Le Colombier

Cet ancien bâtiment faisait partie de l’ancien monastère de Milly, propriété de Fulbert 1er Seigneur de Milly et officier à la Cour de Dagobert 1er au VII siècle.
Détruit en 1432, l’ensemble comprenait une vaste ferme dont le colombier pourrait être l’un des vestiges.
Il possédait encore, d’après un comptage de 1792, près de 1200 « boulins » ou « niches ».
Les Seigneurs détenaient seuls le droit de bâtir ce local aménagé pour l’élevage, suivant une réglementation royale autorisant une quantité de niches directement en rapport avec le nombre d’âcres de terre cultivable sur le domaine.
Les pigeonniers ou colombiers véritables sources de revenus, situés dans les cours, au regard de tous, étaient signe de prospérité de la propriété et grandissaient d’autant la réputation du seigneur.
Le Colombier est en restauration de puis 2021

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La porte du Moustier de Péronne

La porte du Moustier de Péronne est l'un des vestiges les plus anciens de la ville et daterait du VIIe siècle. Elle permettait d’accéder au moustier (monastère en ancien français), propriété de Fulbert Ier, qui obtint de Dagobert Ier la terre de Milly pour « services rendus au roi ». Son fils Wulfran y naquit vers l’an 635. Entré en religion, il devient l’apôtre de la Frise (province des Pays-Bas), puis évêque de Sens avant de se retirer à Saint-Wandrille où il meurt en 720. Quelques-uns de ses ossements sont conservés dans un reliquaire à l’église Notre-Dame.
Le parc actuel était compris dans le Moustier de Péronne qui occupait une grande partie de la ville, jadis entourée de hautes murailles crénelées. Aujourd’hui, ne subsistent de ce grand domaine que la porte romane de plein-cintre, entrée de l’ancienne chapelle, et une salle voûtée avec pilier central à chapiteaux en dessous du bâtiment.

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L' Espace culturel Paul Bedu

L’idée d’un centre d’art Paul Bédu revient à son épouse, Mme Gabrielle Lagarde, qui prolongea l’œuvre de son mari en léguant en 1990 sa collection à Milly-la-Forêt.
Madame Bédu a également permis à la Ville d’exposer au mieux cette collection en subventionnant la transformation de l’ancienne école de garçons en une structure moderne ouverte sur des jardins.
L’Espace Paul Bédu, inauguré le 24 juin 2000, conjugue depuis la valorisation des œuvres de la collection permanente et l’épanouissement de l’expression contemporaine au travers d’expositions

La collection Paul Bédu
Il s’agit de dessins, d’objets d’art et de tableaux. Ce sont souvent des formats réduits que l’on apprécie dans l’atmosphère d’une demeure particulière; c’est pourquoi la scénographie évoque un appartement bourgeois du début du XXe.
Paul Bédu collectionne principalement des paysages mais il s’entoure aussi de nus, de vues urbaines, de portraits et de natures mortes.
On trouve également dans sa collection des pièces telles que « La vierge à l’enfant », statue gothique du XVe s., ou encore des œuvres graphiques de qualité, de Marie Laurencin notamment.
Par ailleurs, le visiteur pourra découvrir la fameuse toile « Et le soleil s’endormit sur l’Adriatique », peint par Lolo dit Joachim Raphaël BORONALI, l’âne à la queue duquel on avait attaché un pinceau. Ce canular retentissant fut monté en 1910 par Roland Dorgelès pour prendre le contre-pied des nouvelles écoles de peinture et se moquer des critiques d’art.
L’Espace accueille les artistes contemporains, quel que soit leur support d’expression. Depuis la première exposition dédiée à Jean Cocteau, le lieu participe au rayonnement de l’art contemporain dans la région.

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LES SITES TOURISTIQUES


La Chapelle Saint-Blaise-des-Simples

Dans cette chapelle du XIIe siècle, dernier témoin de l’existence d’une maladrerie, les lépreux venaient prier en invoquant Saint-Blaise le Guérisseur.
Abandonnée au XVIIIe siècle, la Chapelle connut ensuite de nombreux usages: prison, hangar, séchoir,...
En 1959, Jean Cocteau, sollicité par les élus de la ville, décore l’intérieur de la chapelle sur le thème des simples et de la résurrection.
Il demanda à y être enterré.
Il repose au centre de la chapelle, où une grande dalle avec son nom reprend ses simples mots de fidélité : « Je reste avec vous ».
Le jardin situé aux abords de la chapelle rappelle la tradition de la culture des plantes médicinales à Milly. Ces plantes, appelées les simples, étaient à l’époque utilisées pour soulager les souffrances des lépreux.

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La Maison de Jean Cocteau

En 1947, Jean Cocteau choisit de s’installer à Milly-la-Forêt avec l’acteur Jean Marais. Sa maison est une ancienne dépendance du Château de la Bonde, ancienne propriété de l’amiral Louis Malet de Graville au XVe siècle.
Il y passera les dix-sept dernières années de sa vie avec son compagnon Edouard Dermit, dit « Doudou » qui a entretenu la demeure et préservé ses œuvres jusqu’à sa mort en 1995.
Pierre Bergé, président de l’association Maison de Jean Cocteau à Milly-la-Forêt et ami de toujours, achète la maison en 2002, avec l’aide du Conseil général de l’Essonne et du Conseil régional d’Ile-de-France. La maison de Jean Cocteau est aujourd’hui un musée dont le jardin invite également à la découverte.
Suite au décès de PierreBergé, la Région Ile de France a racheté la maison, afin de préserver le musée.
La scénographie réalisée par Dominique Païni et Nathalie Crinière, permet à la fois de découvrir l’intimité de l’artiste, avec trois pièces reconstituées : le grand salon où l’on admire une toile magistrale de Christian Bérard, la chambre et le bureau, avec les meubles d’origine.
Tout au long de la visite, vous découvrirez également des photographies de sa vie mais certaines de ses œuvres (écriture, dessin).

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Le Conservatoire National des plantes

Véritable lieu de conservation, de gestion et de valorisation des ressources génétiques de la filière des plantes utilitaires, le Conservatoire est à la fois une pépinière, un jardin botanique, un centre agronomique, et un centre d’interprétation.
Une promenade sensorielle dans les diverses collections végétales riches de plus de 1 500 espèces utilitaires se complète avec l’étonnant parcours muséographique.
Situé dans un ancien séchoir à plantes, cet espace de découverte ludique et sensoriel retrace la fabuleuse épopée des plantes dans notre Histoire, des origines de leurs cultures à leurs utilisations quotidiennes d’aujourd’hui. De quoi contenter toute la famille !

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Le Cyclop de Jean Tinguely

Une œuvre sculpturale en béton, métal et recouverte en partie de miroirs, haute comme un immeuble de sept étages, trône au cœur de la forêt de Milly. Monumentale et cachée, elle scrute l’environnement de son œil unique et doré. Lorsque le monstre mythologique se réveille, se met en marche et gronde, le visiteur est invité à une expérience d’art total. C’est un monument unique dans l’histoire de l’art contemporain.
Jean Tinguely, sa femme Niki de Saint Phalle et leurs amis commencèrent le chantier de construction en 1969. De nombreux artistes collaborèrent, dans une ambiance familiale et festive. Sans autorisation et avec leurs propres deniers, ils travaillèrent à partir de matériaux recyclés.
Mais régulièrement vandalisé, Jean Tinguely dut confier son grand œuvre à l’État français en 1987. Achevé 25 ans après les premiers travaux, Le Cyclop est inauguré et ouvert au public en 1994. Il est inscrit sur les inventaires du fonds national d’art contemporain, collection de l’État gérée par le Centre National des Arts Plastiques.

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L'écomusée de Pompiers

Premier et unique musée en Essonne rendant hommage aux Pompiers.
L'écomusée "La Passion du Rouge", ouvert depuis 2016, rassemble une magnifique collection d'outils, véhicules, tenues et uniformes ainsi que d'autres objets qui témoignent de l'histoire de la profession de pompier à travers les époques.
Différentes salles d'exposition permanentes vous présentent les savoir faire et le quotidien des soldats du feu.
  • French
  • Public WC
  • Pets welcome Restaurant
  • English French

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All year round, daily.

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