Videlles

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Videlles

Videlles est un village qui se situe au nord de la Communauté de Communes des 2 Vallées et témoigne d'une occupation humaine dès le Néolithique. Son histoire est passionnante, et nombreux sont les vestiges qui en témoignent.

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HISTOIRE

On peut remarquer une présence humaine à Videlles depuis plus de 4 800 ans et comme faisant partie du groupe de “l’homme du Cerny-Videlles”. Il s’agit d’un ancien groupe du Néolithique installé dans certaines communes du bassin parisien, dont Videlles fait partie. Des fouilles ont permis de confirmer ces dires sur “Le Site des Roches”. Il n’est pas étonnant qu’une culture humaine néolithique se soit installée à Videlles. En effet, le terrain leur est favorable : les nombreux rochers de grès offrent des abris idéaux, les forêts sont remplies de gibier et de plantes, le creux des platières permet de recueillir de l’eau.

De nombreux abris ont d’ailleurs été découverts dans le village, permettant de mettre au jour des poteries et outils datant de l’homme du Cerny-Videlles. On remarque que les outils sont particulièrement bien travaillés pour l’époque. Ces sites ont été utilisés par la suite lors de l’ ge de Bronze et de la période gallo-romaine puisque des objets de ces époques ont aussi été retrouvés. Plusieurs villas gallo-romaines devaient se trouver sur les plateaux environnants. Le nom du village pourrait dater de cette période (certains lieu-dits portent des noms ayant évolué du latin au français), mais il n’y a pas de toponymie suffisamment sérieuse qui puisse être prise en compte.

Au XIIème siècle, Videlles dépend de l’archevêché de Sens, le plus ancien de France, comme de nombreuses communes du secteur. En 1134, le roi Louis VI donne aux religieuses d’Yerres-en-Brie les terres de Marbois (anciennement Amerbois et Amoro-bosco), puis, en 1170, elles reçoivent celles d’Artolu (anciennement Retolu).

En 1220, Simon de Montfort, seigneur de Montfort-l’Amaury, fait don d’une grange située à Marbois aux religieuses de Port-Royal, qui possèdent aussi une ferme à Mondeville juste à côté.

Après la Guerre de Cent Ans, au XVème siècle, la commune fait agrandir son église et rehausse le clocher tel qu’on peut le voir aujourd’hui.

L’église sera malheureusement pillée et incendiée au XVIIème siècle lors de la Fronde des Princes. En effet, de nombreux combats de gens de guerre ont lieu dans toute la région et n’épargnent pas les petits villages.

Pendant plusieurs années, il est noté qu’entre 300 et 400 personnes à Videlles et dans les communes des alentours ont été attaquées et mangées par des loups. On retrouve notamment un témoignage du curé Heynaud dans le registre paroissial de Videlles se lamentant sur ces horreurs. En effet, il stipule que suite au siège d’Étampes en 1652 et les nombreuses victimes ayant trouvé la mort lors de ce siège, de nombreux loups ont pris goût à la chair humaine et se sont attaqués aux humains qu’ils croisaient.

Au XVIIème siècle, le peintre officiel de la Cour, Philippe de Champaigne, possède une maison à Videlles. Ce célèbre peintre, surtout connu pour avoir été le seul autorisé à peindre Richelieu dans ses habits de cardinal, est un proche des religieuses de Port-Royal qui auraient miraculeusement guéri sa fille paralysée, devenue ensuite nonne au couvent de Port-Royal à Mondeville.

Le 6 avril 1814, des combats font rage au lieu-dit Les Cinquantes à Videlles. Napoléon, alors en retraite avec ses troupes sur Fontainebleau où il abdique quelques heures plus tard, observe et mène la bataille de loin depuis Mondeville.

Durant les XIXème et XXème siècles, le village vit principalement de l’élevage, la vigne, la culture céréalière et potagère. Un très grand nombre d’habitants travaille aussi dans les carrières de grès, très actives jusque dans les années 50. Effectivement, le grès est très exploité dans le secteur et sert notamment à paver la ville de Paris.

Le village est plutôt épargné lors des guerres, notamment lors de la 2nde Guerre Mondiale. Les troupes du Général Patton arrivent dans Videlles le 22 août 1944, il y a peu d’échanges de tir, une victime est à déplorer et les quelques soldats allemands qui se trouvaient dans le village sont capturés.

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PATRIMOINE

L'Église Saint-Léonard

Située au centre du bourg de Videlles, l’église a débuté sa construction dès la fin du XIIème siècle. Son clocher en grès est une construction remarquable du Moyen- ge. Son sommet fut rehaussé d’une toiture à pignons et de gargouilles lors du XVème siècle.

Lors du siège d’Etampes en 1652, elle fut pillée, comme de nombreuses autres églises des environs. L’église aurait pu éventuellement être endommagée lors de différentes guerres puisque le reste de l’édifice date plutôt du XVIIIème siècle.

Le vieux clocher est inscrit comme Monuments Historiques depuis 1926. Sa cloche de 1646 est elle aussi classée et est exposée dans la nef.

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La Croix de Marbois

La Croix de Marbois est une croix de chemin située à Marbois. Ces croix servaient autrefois à guider et protéger des lieux. Composée d’un podium en pierre de taille surmontée d’une croix ouvragée en fer forgé, cette croix de chemin, dissimulée dans la végétation, a été installée en 1784.

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La Mare du Hameau de Chêne Bécart

Cette petite mare représente un intérêt écologique majeur en raison de son écosystème riche maintenant la biodiversité. Cette mare était autrefois un repère pour le hameau.

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La Grande Mare

Autrefois surnommée “La Mare aux Canards” et “La Mare du Gazon”, il s’agit de la plus vieille mare répertoriée dans le village puisqu’elle est déjà indiquée sur les plans d’intendance du XVIIIème siècle. On peut voir sur d’anciennes cartes postales que la mare servit aussi de lavoir. Les alentours de la mare ont été refaits en 1994.

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La Mare de l’Impasse des Rosiers

Il s’agit d’une ancienne mare qui n’est plus en eau et recouverte de végétation. Les murs de grès et béton qui l’entourent ainsi que l’escalier en pierre de taille qui permettait d’y descendre sont toujours visibles et en très bon état.

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La Mare de la Rue de la Croix Boissée

Située près du Sentier des Bois à proximité du monument aux morts de Videlles, cette mare est ceinturée de murs. Mise à sec, elle ne sert plus que de déversoir et ne se remplit que les jours de forte pluie.

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La Mare des Lavandières

Cette petite mare est située Chemin des Lavandières. Elle est entourée d’un mur et d’une clôture en fer. On peut y observer une forte végétation, et donc une biodiversité d’intérêt dans ses eaux.

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Les Mares des Roches

La première marque l’entrée vers la forêt au bout du Chemin de la Messe. Cette mare est protégée de murs qui en gardent son accès.

La seconde mare des Roches se situe au bout du Chemin du Puits. Au fil des saisons, la végétation la cache au regard des marcheurs.

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Les Puits

Le Puits du Retolu est recouvert de tuiles plates et on peut y observer une immense roue attachée. Son mécanisme composé d’engrenages en bois est étonnamment toujours fonctionnel.

L’Ancien Puits se situe Rue d’en Bas à proximité de la Grande Mare. De cet ancien puits, il ne reste qu’un petit soubassement en pierres de taille de grès. Il faisait autrefois une trentaine de mètres de profondeur. Aujourd’hui, il est surmonté d’un bac à fleurs qui fut creusé directement dans une pierre de grès.

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SOURCE: Mairie de Videlles, Musée de Préhistoire d’Ile-de-France, Videlles Passé Présent, Les Amis de Milly-en-Gâtinais et Environs, Parc Naturel Régional du Gâtinais Français

Situation